Un débat avait lieu ce mardi au Sénat sur la crise agricole.
Vaste sujet ! J’ai souhaité interpellé la nouvelle ministre de l’agriculture Annie Genevard plus spécifiquement sur les pratiques scandaleuses du géant de l’agroalimentaire Lactalis qui, suite à l’annonce de la réduction de ses volumes de collecte en France, créé un plan social sans précédent dans la filière laitière, avec près de 300 exploitations concernées.
En Bretagne, Lactalis abandonne également les éleveurs bio : ils ne pourront se faire collecter à nouveau que s’ils passent en conventionnel. Un chantage difficile à avaler pour ces éleveurs qui se sont engagés dans des pratiques vertueuses, ont adapté leurs prairies, leurs haies, pour au final se faire jeter.
Ce scandale démontre un peu plus s’il le fallait, l’urgence à remettre en place une régulation publique des marchés.
Pour garantir des prix rémunérateurs et une répartition des volumes dans les bassins laitiers, il faut porter une régulation publique des volumes et mettre fin à cette dérégulation à la main des industriels, uniquement dictée par la soif de profits.
A quand une réponse politique à la stratégie mortifère de ces industriels qui met à mal notre souveraineté agricole et nos paysans ?
A quand des réformes structurelles pour établir enfin des règles justes et équitables dans les relations commerciales ?
C’était le sens de mon intervention, à retrouver ici, ainsi que la réponse de la ministre ⤵️