Dans le cadre des travaux de l’OPECST, j’ai été nommé co-rapporteur avec le député Maxime Amblard, pour mener l’évaluation de la demande d’autorisation de création (DAC) de Cigéo.

Un sujet ô combien difficile. La première bonne décision serait d’arrêter de produire ces déchets hautement dangereux, issus du nucléaire.

Mais parce que notre responsabilité est malheureusement de gérer ces déchets, que nous n’avons pas voulu, il nous faut agir de la manière la plus responsable possible. Nous ne pouvons laisser ces « colis » à la charge des générations futures, et devons envisager la solution apportant le plus de garanties dans le temps long. 

Déplacement au laboratoire de Bure en mars 2026

Le projet de stockage des déchets radioactifs à haute activité et à vie longue (HAVL) ou de moyenne activité et à vie longue (MAVL) produits en France pourrait franchir en 2027 une étape importante.

Ce rapport a pour objectif d’évaluer si les conditions sont réunies pour que le Gouvernement accorde à Cigéo, par décret en Conseil d’État, une autorisation de création ouvrant à la France, à terme, une solution pour gérer « les déchets radioactifs ultimes » et donc l’aval du cycle.

L’hypothèse de l’enfouissement des déchets radioactifs en couche géologique profonde semble l’option privilégiée pour permettre une sécurité passive sur des centaines de milliers d’années. 

Mais il reste encore de nombreuses interrogations et compléments à apporter au dossier. Il faut bien sûr poursuivre l’exploration et la faisabilité de ce projet.

Le dossier d’autorisation de création ne fige pas l’état des connaissances : l’autorisation d’exploitation ne sera pas donnée avant 2050 avec une phase industrielle pilote qui sera elle aussi décisive pour voir si la mise en pratique est conforme aux études et prévisions.

Je me suis au final abstenu avec mes collègues écologistes, car ce centre d’enfouissement s’inscrit comme l’aval de la filière nucléaire, filière que nous avons toujours combattue car génératrice de pollution de A à Z.

Vous pouvez retrouvez l’ensemble du rapport ainsi que ses recommandations ici.